Hello mes mignons !

Ça faisait longtemps hein ! C’est vrai que je poste en dilettante ici. Lorsque j’ai publié mes précédents articles, je pensais reprendre sérieusement ce blog, et finalement, j’ai eu beaucoup de mal à m’y tenir. Ce n’est pas l’envie qui me manque, disons plutôt que je voudrais pouvoir proposer plus d’articles « looks ». Mais j’ai rarement quelqu’un de dispo pour m’accompagner en sortie photo, et j’aimerais proposer autre chose que le mur blanc de ma chambre en guise de décor.
Mais peu importe ! Cette fois l’occasion s’est présentée, donc j’en profite pour aborder un sujet auquel je pensais depuis un petit moment. Je vais vous parler de mon expérience sur Vinted, un site de vide-dressing dont vous avez peut-être déjà entendu parler. Je ne  vous présenterai pas le site, non non, mais vous pouvez consulter cet article que j’ai remis au goût du jour pour en savoir plus.

Si je vous parle de Vinted aujourd’hui, c’est pour vous expliquer comment celui-ci (et le concept de vide dressing en général) m’a fait revoir ma conception de la mode et ma façon de consommer en matière d’habillement.
Ceux qui me connaissent savent déjà que j’y passe beaucoup de temps (je tanne mon entourage avec ça haha, pardon), et que j’ai toujours été une grosse consommatrice de fringues. Non, je ne suis pas une acheteuse compulsive. J’achète régulièrement des vêtements/chaussures/sacs, c’est vrai, mais pas dans l’idée  de les entasser. J’essaie aussi de rester raisonnable selon  mes moyens. En dehors de ça, on ne peut pas dire que je sois très dépensière dans les autres domaines.
En fait, j’adore la mode. Je suis une amoureuse d’imprimés, de détails originaux, de textures et de matières, de belles coupes capables de me mettre en valeur et de m’aider à avoir confiance en moi. J’aime la nouveauté, changer de style selon les jours, suivre les tendances parfois. Faire de chouettes trouvailles, acheter sans me ruiner grâce à la débrouille, fouiner sur internet, découvrir de nouvelles marques et recevoir mes petits colis chez moi. Je sais que ça peut en surprendre/choquer/faire rire plus d’un, mais j’accorde beaucoup d’importance à mes vêtements. Certains sont un peu comme de petits objets d’art. Ils reflètent ma personnalité, mon humeur, et m’évoquent souvent des souvenirs ou une période de ma vie. Je ne les vois pas comme un simple moyen de ne pas être nue, ils ont une véritable valeur à mes yeux.

Il y a 5 ans, je me suis inscrite sur Vinted pour vendre, mais aussi pour acheter. Ça ne m’a jamais dérangée de porter les vêtements de quelqu’un d’autre, j’aime que les choses aient une histoire. Et ça ne m’empêchait pas de continuer à faire beaucoup de shopping en boutique !
Mais quand je me suis installée à Paris avec l’Ours dans notre petit appart’, il a bien fallu partager notre dressing, et pas question d’empiéter de son côté ! Comme je n’ai pas la place de tout stocker, j’ai dû laisser tout ce qui ne pouvait pas être porté tout de suite chez mes parents, et échanger à chaque nouvelle saison. Enfin même comme ça, c’était vite devenu le bazar. Je ne voyais plus ce que j’avais parce que tout était entassé à mort, donc je portais toujours les mêmes choses… Un jour je me suis décidée à faire un énorme tri, j’ai mis en vente près de 200 articles, dont pas mal de neuf, parfois encore étiqueté (bon il y en avait aussi beaucoup que je portais depuis des années et qui ne me correspondaient plus hein). Les ventes ont très bien marché et pour savoir où j’en étais, j’ai listé dans un tableau tous les articles vendus et la somme gagnée à chaque fois.
J’ai fait le calcul, et c’est là que j’ai vraiment pris conscience de la situation. Tout cet argent dépensé, tous ces trucs qui dormaient dans mon dressing et ne me servaient à rien ! Ok, j’ai récupéré pas mal d’argent en les revendant, mais je n’ose même pas imaginer la somme dépensée au départ… Et puis ce n’est pas fini, il m’en reste pas mal à vendre, et beaucoup plus encore que je garde.

On le sait l’industrie du textile est l’une des plus polluantes au monde, en plus d’être en grande partie responsable de l’exploitation de milliers d’humains. Notre consommation est hallucinante, la quantité d’argent que se font les enseignes du textile est gigantesque, mais leurs ouvriers sont maltraités autant que l’est notre planète. On le sait, mais parfois une piqûre de rappel ne fait pas de mal ! Beaucoup d’enseignes font dans la « fast-fashion », les vêtements qu’elles vendent sont des produits jetables (parce que vite démodés ou usés), leur qualité est médiocre, mais les prix très bas (et encore, quand je vois des fringues genre Zara que beaucoup de filles s’arrachent, le faible coût de production et les conditions de travail derrière, sa durée de vie très limitée… J’en ai des sueurs froides d’y mettre 30 ou 40 euros). Alors malgré le fait que j’aime la nouveauté, je ne suis pas de celles qui se lassent vite et changent leur garde-robe tous les 3 mois. J’achète beaucoup, mais j’ai plutôt tendance à vouloir garder mes pièces très longtemps, donc ça me met les nerfs en pelote quand je vois que celles-ci commencent à s’abîmer au bout de quelques mois !
Comme beaucoup, j’ai toujours fréquenté des boutiques bon marché (H&M, Pimkie, Promod…) en raison de leur prix bas, mais sans pour autant totalement négliger la qualité. Il y a encore quelques temps, on pouvait y trouver pour quelques euros des articles qui tenaient plusieurs années sans trop s’user (j’ai des t-shirts H&M qui ont genre 10 ans, ils n’ont pas bougé). Mais aujourd’hui la qualité et la durée de vie des vêtements ont énormément baissé et ça me rend dingue. Puis maintenant que j’ai un vrai salaire et que je vieillis, j’ai envie que ma garde-robe suive, pas de continuer à m’habiller chez Pimkie toute ma vie…  Bref, le concept de « fast-fashion » n’est pas pour moi en fait ahah !
J’ai donc voulu me tourner vers des marques réputées pour être plus « quali »(donc plus chères), et boycotter les articles produits hors d’Europe. Gros hic, déjà car ce n’est pas parce que tu paies une robe 200 euros, qu’elle est vraiment de bonne qualité. Ensuite parce que trouver des vêtements produits en Europe c’est très compliqué. Et un vêtement produit en Chine n’est pas forcément de piètre qualité, ni fabriqué dans de mauvaises conditions. Mais c’est compliqué de s’y retrouver.

Au final (en plus de limiter le lèche-vitrine pour être moins tentée), la seule solution que j’ai trouvée, ça été de privilégier les achats sur Vinted (ou sur d’autres sites de vente d’occasion) plutôt qu’en boutique. En plus d’aider quelqu’un à se débarrasser de ce qu’il ne veut plus (et donc peut-être lui éviter de jeter), j’achète un article dont la production et la commercialisation n’ont rien coûté. C’est une goutte d’eau dans l’océan hein, mais j’observe que de plus en plus de gens adoptent cette pratique. On peut se faire plaisir quand même parce que les prix sont beaucoup plus bas, donc se permettre d’acheter des marques vers lesquelles on n’irait pas en temps normal. De la même manière, je peux facilement m’offrir une jolie robe que je ne vais porter qu’une fois pour un événement, et la revendre ensuite sans problème.  J’achète principalement avec l’argent de mes ventes donc ça tourne bien ! Depuis que je procède comme ça, j’ai pu faire de très belles affaires et voir mon dressing évoluer et se diversifier avec des pièces plus qualitatives, sans pour autant dépenser plus. Ca ne m’empêche pas de continuer, parfois, d’acheter d’occasion des vêtements Zara, H&M et autres, ou de faire les boutiques, mais c’est devenu beaucoup plus rare. Surtout, quand je vois quelque chose qui me plaît en magasin, je réfléchis plus avant de le prendre, et parfois j’attends de voir si je le trouve sur un site de vide dressing !
Après je comprends ceux qui rechignent à l’idée d’acheter sur un site comme Vinted, parce qu’on ne peut pas retourner un article lorsqu’il ne nous convient pas. Pas facile d’acheter sans avoir essayé avant ! Mais c’est aussi le jeu, et il est toujours possible de remettre l’article en vente. Sinon, il vous reste toujours les dépôts-ventes présents dans votre ville, et pour les plus aventurières d’entre nous, les centres Emmaüs et autres associations du même genre, ainsi que les friperies qui se développent de plus en plus.

En conclusion, cette expérience m’a permis de changer ma façon de penser la mode. La seconde main n’est pas réservée à ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter du neuf, et ça n’empêche pas non plus de dégoter des pièces tendances. Ça ne me dérange plus d’acheter des pièces qui ne sortent pas de la toute dernière collection, je le vis très bien ahah ! Il faut du temps pour que ça se mette en place, ça me prendra encore quelques mois pour me débarrasser de tout ce que je ne mets pas mais c’est déjà un premier pas vers un mode de consommation plus responsable. 

Pour finir, voilà quelques-unes de mes trouvailles. Et vous, votre point de vue ? Quelles sont vos habitudes en tant qu’acheteur ou acheteuse ? Est-ce que ça vous branche la seconde main ? Dites-moi ce que vous en pensez ça ! :)

Bécots d’amour  

5 Comments

  1. Aaaaah en voilà un bel article!! Les photos sont ouf, et les fringues !! Mais surtout toi et ton recule hyper mature sur la mode, sa « volatilité » et conséquences qui est très cool à lire! Love!

    • Merci beaucoup mon petit loup ! Contente que l’article te plaise (et de voir qu’il y a toujours des gens qui lisent les articles jusqu’au bout même s’ils font 3 km lol). :) coeur coeur sur toi !

    • Oh et pour info, il me semble qu’il y a Vinted pour le Canada, si jamais tu étais intéressée ;)

  2. Très bel article qui vaut le coup d’être lu ! Vinted est LA plateforme collaborative parfaite pour vider son dressing, éviter d’entasser, de gaspiller et trouver des perles à prix super abordable.
    Une belle manière de valoriser le « seconde main » (et de se faire plaisir sans abîmer la planète) ;)

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